Rencontre à la Sauge | 5 septembre

Chère Madame, Cher Monsieur,

C’est avec un immense plaisir que nous vous invitons à un événement qui aura lieu à Cudrefin le 5 septembre 2018, entre 16 heures et 18 heures, en lien avec l’utilisation des terres dans la Broye, la Plaine de l’Orbe et le Seeland, mais aussi avec la Landsgemeinde qui traitera de cette question à Morat le 16 novembre 2018. 

Jean Prod’hom reviendra à cette occasion sur quelques-unes des réflexions auxquelles l’a conduit son voyage à pied dans la région des Trois-Lacs, plus précisément de chez lui dans le Jorat à Bienne, par le canal d’Entreroches et le barrage de Port.

Le récit évoqué devrait paraitre cet automne aux éditions d’Autre Part, sous le titre de NOVEMBRE. Une édition en langue allemande de ce récit pourrait voir le jour, rien n’est encore décidé.

Déroulement de la rencontre :

  1. Accueil, sens de cette rencontre, liens avec la LANDSGEMEINDE du 16 novembre
    (Markus Ith, Président du Grand Conseil FR)
  1. Aperçu d’un voyage à travers la région des Trois-Lacs, du Canal d’Entreroches à Bienne ;
    motivations, observations, réflexions ;
    écriture de NOVEMBRE
    (Jean Prod’hom, écrivain VD)
  1. Lecture de quelques extraits
    (Jean Prod’hom, écrivain VD)
  1. Divers

Eventuellement et pour conclure, fondation d’une association qui aurait pour but de « soutenir l’élaboration d’une culture commune propre à la région des Trois-Lacs et la rendre accessible à une large population ».

Bien à vous.

Markus Ith, Président du Grand conseil FR
Peter Thomet, Vice-syndic de Ins

 

Vous êtes intéressé par ce qui suit ?
Faites-le-moi savoir par mail,

je vous ferai parvenir une invitation
et la documentation qui l’accompagne.

Jean Prod’hom.

Monika Langhans | Widblumen

Beaucoup de gens de ma génération ont jeté la boîte à trésors de leur enfance au prétexte qu’elle pèserait trop lourd lorsque viendrait le Grand Soir. Ce geste un peu fou – de couper les ponts et jeter par-dessus bord le gros de ce qui nous a fait – aura eu le mérite, le moment venu, de nous obliger à recueillir avec le plus grand soin ce qu’on avait laissé échapper sans le vouloir : un matin gris, un parfum de cannelle, une petite luge, ce qui reste lorsqu’on n’a plus rien. On s’avise alors que le jour ne se lève qu’avec le jour qui se couche ; certains bonheurs tiennent tout entier, en hiver, en la résurrection du printemps. Tout ne serait donc pas perdu, il serait temps encore de rassembler les minutes égarées qui sont parvenues jusqu’à nous.
Voilà ce à quoi m’ont fait penser ces Wildblumenlues ce matin avant d’aller me promener du côté des Censières. Un petit livre dans lequel Monika Langhans se promène dans le Jorat une valise à la main, entre bois et clairières, fleurs et poèmes. On se souvient avec elle de ce qui n’est plus : cultes, pintes, épiceries, jardinets, dentelles, soie et taffetas – mais aussi peines et fléau. Et onseréjouit de ce qui demeure : le cerisier en fleurs dans le miroir de la fontaine, les nuages dans celui d’une flaque, les balsamines et les petits fruits, le noyer dans le pré. On y respire, le long de poèmes à pente douce, l’odeur du foin, de la terre et des sous-bois, on y goûte la simplicité des jours aigres-doux.

 

Monika Langhans, Widblumen
Fleurs sauvages and a little bit of prose
La Brodeuse de mots, 2018

Gif | 12 juin 2018

Cher Jean,

Ton tour est donc venu d’être « rayé des cadres », selon la formule un peu brutale qui est d’usage, ici. Ce peut être un moment difficile. On perd soudain l’assise, l’occupation, la justification que procure un métier. Heureux, alors, les illuminés qui sacrifiaient, en marge, à temps perdu, à diverses lubies, récoltaient des débris, gribouillaient, niaisaient  et fantastiquaient. La transition entre l’avant et l’après s’en trouve facilitée.

La France est en proie à un orage ininterrompu depuis un mois. On ne compte plus les appareils électriques foudroyés, les arbres abattus, les chaussées coupées, les zones inondées. Il y a même eu des morts.

Bonne retraite. Amitié.

Pierre

 

Riau 7.3.1

Riau Graubon / 14 heures

Mêlée d’humains
ruelles étroites
voix des oiseaux
les enfants s’emparaient des rues
tous les sons et toutes les couleurs se fondaient
toutes choses semblaient éparses

Françoise M

Des voix et des couleurs
étroitement apparentées,
le divers dans une boîte,
Intrigue et amour pour une revue littéraire.